
Sexy, sérieux·se et libre : la partition comme superpouvoir pour briller avec charisme et tout déchirer
“ La connaissance est liberté et l'ignorance est esclavage.”
— Miles Davis (Miles, autobiographie co-écrite avec Quincy Troupe)
Tu penses que lire ou écrire une partition n’est pas fait pour toi ? Et si c’était ton plus bel atout artistique (et scénique) ?
Même si l’idée d’écrire une partition te panique, ce n’est ni une fatalité, ni une obligation. C’est juste un outil en plus pour exprimer ta magie intérieure.
Introduction
Peut-être cela t’est-il déjà arrivé : lors d'une répétition, impossible d’expliquer clairement au groupe les départs, les nuances ou les enchaînements que tu avais en tête pour ta nouvelle chanson. Et si tu es une femme ou une jeune femme, as-tu déjà eu ce sentiment — en école de musique ou au conservatoire — d’être jugée par tes pairs «un peu juste » parce que tu es chanteuse ? Comme si chanter n'était pas « suffisant » pour être considérée comme musicienne à part entière ? Moi, oui. À l’époque, je fréquentais les bancs de Jazz à Tours et d’une école de chant jazz à Paris.
Vers 40 ans, j’ai décidé de reprendre des études musicales. Et je me souviens d’un moment très fort, à l’école Tous en Scène, à Tours. Pour valider ma certification niveau 3, j’avais choisi d’interpréter deux morceaux avec Jesse, un bassiste au groove solide, Alexis, un jeune batteur encore en apprentissage, et Hoël, batteur reconverti pianiste pour l’occasion.
Sachant que nos dispos pour répéter étaient ultra limitées, j’avais anticipé : j’avais créé des partitions pour chacun. Le jour J, Jesse m’a regardée, un sourire admiratif dans les yeux : « Waouh, Aude… une chanteuse qui arrive avec des partitions, j’adore. » Ce jour-là, j’ai eu l’impression d’être une vraie « BG ». Une pro. Une boss.
Alors oui, tous·tes les musicien·ne·s ne sont pas lecteur·rice·s — Alexis par exemple ne lisait pas encore très bien, alors j’avais aussi préparé des audios via Logic Pro X. Mais cette expérience m’a profondément marquée.
Aujourd’hui, je veux partager avec toi pourquoi créer tes partitions, même de façon simple, peut transformer ta posture artistique : te rendre plus sexy, plus crédible, plus aligné·e avec ta puissance musicale.
Je suis Aude, artiste auteure-compositrice-interprète, pédagogue et auteure de Libérez vos chansons. J'accompagne celles et ceux qui souhaitent créer des chansons fortes, sensibles et incarnées — et retrouver une posture d'artiste alignée avec qui ils et elles sont vraiment.

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Table des Matières Interactive
Sexy, sérieux·se et libre : la partition comme superpouvoir pour briller avec charisme et tout déchirer
Tu penses que lire ou écrire une partition n’est pas fait pour toi ? Et si c’était ton plus bel atout artistique (et scénique) ?
Même si l’idée d’écrire une partition te panique, ce n’est ni une fatalité, ni une obligation. C’est juste un outil en plus pour exprimer ta magie intérieure.
1. Ce que vous allez gagner à écrire vos partition
3. Vous développez une écoute active et chantez de mieux en mieux
2. Dans quel(s) frein(s) psychologique(s) et croyance(s) limitante(s) vous reconnaissez-vous ?
1. « Je n’ai pas de formation musicale »
2. « La théorie musicale est trop compliquée »
3. « Je vais perdre ma spontanéité »
4. « Je n’ai pas l’oreille musicale »
5. « On va me juger (peur du rejet) »
6. « Je suis trop vieux/vieille pour apprendre »
7. « Lire une partition, c’est ennuyeux »
3. Comment déjouer les blocages
4. Comment relever vos propres compositions et créer de belles partitions
Petit guide tout doux pour reconnaître la tonalité à l'oreille et sur la partition
Conclusion : Créer vos propres partitions, c’est aussi affirmer vos identités artistiques
Check-list interactive : Créer tes propres partitions pour structurer tes chansons et rayonner artistiquement
1. Ce que vous allez gagner à écrire vos partition
En 2012, Beck publie Song Reader. Plutôt qu’un album audio, ce sont 20 chansons présentées uniquement sous forme de partitions, dans un magnifique ouvrage illustré.
Le 9 août, Le Figaro titre : Beck sort Song Reader, l’album qui se lit
L’artiste espère que des musicien·ne·s entreprenant·e·s enregistreront leurs propres versions.
À lire pour en savoir plus, une interview géniale dans Slate : Cause perdue
Si tu es curieus·e, voici quelques versions de « Do We? We Do » que j’ai sélectionnées pour illustrer la richesse créative que ce projet a déclenchée :
Deux ans plus tard, sort l’album audio, avec des interprétations d’artistes plus ou moins connu·e·s, dont Norah Jones ou encore Jack White. Quant à Beck lui-même, il y participe en featuring sur « Heaven’s Ladder ».
Voici le lien pour écouter toutes les oeuvres : Song Reader
Maintenant, imagine-toi en 2012. Tu tombes sur cette idée grandiose et rêve d’y participer en créant ta propre version… Mais voilà : tu ne sais pas lire la musique. Et personne dans ton entourage ne peut t’aider.
Pourquoi créer soi-même ses partitions booste la confiance, la clarté artistique et la beauté intérieure ?
1. Tu deviens autonome et inspirant·e.
Si tu travailles sur des projets artistiques d’envergure avec plusieurs musicien·ne·s, dans des esthétiques musicales variées, pouvoir transmettre rapidement tes chansons est un gain énorme. Les partitions permettent à chacun·e d’écouter, de jouer, de s’approprier les œuvres bien plus efficacement.
Autre cas : vous répétez en groupe dans une salle louée en ville. Les partitions permettent de gagner du temps… et donc de l’argent.
Et si tu penses : « Oui, mais je ne joue pas avec des gens qui lisent la musique », je te réponds ceci :
Le simple fait de progresser petit à petit dans la réalisation de partitions et de les lire avec les musicien·ne·s sera une source d’inspiration partagée. Vous grandirez ensemble.
2. Tu prends le pouvoir sur tes musiques.
Écrire tes propres partitions, même simples (comme des lead sheets), c’est comme dessiner une carte claire de ton univers musical.
Tu n’es plus dépendant·e· d’un·e arrangeur·euse, ni obligé·e· d’expliquer indéfiniment : tu l’as écrit. Tu es clair·e·s. Tu es aligné·e.
3. Tu développes une écoute active et chantes de mieux en mieux
Écrire tes propres partitions, même simples (comme des lead sheets), c’est comme dessiner une carte claire de ton univers musical.
Tu n’es plus dépendant·e· d’un·e arrangeur·euse, ni obligé·e· d’expliquer indéfiniment : tu l’as écrit. Tu es clair·e. Tu es aligné·e.
3. Vous développez une écoute active et chantez de mieux en mieux
Savoir ce que tu chantes — même sans instrument — te donne une base stable.
Et comme j’aime à le dire : quand on est en confiance, on se sent plus beau, plus belle, plus magnétique. Sur scène comme dans la vie.
5. C’est un muscle de leadership
Pouvoir montrer une partition à des musicien·ne·s avec clarté, tout en restant à l’écoute de leurs idées, c’est l’un des secrets des grand·e·s leaders musicaux. Tu deviens naturellement chef·fe· d’orchestre de tes œuvres et de tes collaborations.
En résumé :
- Écrire tes partitions, ce n’est pas juste une compétence musicale.
- C’est un acte d’amour de soi, une reconquête de ta dignité artistique.
- Ton image intérieure évolue, ton rayonnement augmente.
- Tu te sens plus confiant·e, plus inspirant·e·, plus aligné·e·.
2. Dans quel(s) frein(s) psychologique(s) et croyance(s) limitante(s) vous reconnaissez-vous ?
Il est fréquent que nous, artistes, ressentions des blocages à l’idée de transcrire nos mélodies. Ces obstacles viennent souvent de croyances limitantes, d’expériences passées ou de peurs inconscientes.
Les reconnaître, c’est déjà commencer à s’en libérer.
1. « Je n’ai pas de formation musicale »
Croyance limitante : « Je n’ai pas appris la musique à l’école, donc je ne peux pas écrire de partitions. »
Clarification : De nombreux musiciens autodidactes ont appris par la pratique. La notation s’apprend, à tout âge.
2. « La théorie musicale est trop compliquée »
Croyance limitante : « Je ne comprendrai jamais la théorie. »
Clarification : Apprise pas à pas, elle devient simple et intuitive.
3. « Je vais perdre ma spontanéité »
Croyance limitante : « Écrire mes chansons en partitions risque de brider ma créativité. »
Clarification : Au contraire ! Écrire clarifie. Cela structure… et libère.
4. « Je n’ai pas l’oreille musicale »
Croyance limitante : « Je ne suis pas fait·e pour ça. »
Clarification : Cette idée reçue peut empêcher d'essayer. L’oreille s’éduque. C’est une pratique, pas un don.
5. « On va me juger (peur du rejet) »
Croyance limitante : « Si je montre mes partitions, on verra mes erreurs. »
Clarification : Le partage est une chance d’apprendre. L’important, c’est de commencer.
6. « Je suis trop vieux/vieille pour apprendre »
Croyance limitante : « C’est trop tard pour moi (d’apprendre à lire et écrire la musique). »
Clarification : La musique est un chemin sans âge. Chaque pas compte. De nombreux adultes débutent avec succès.
7. « Lire une partition, c’est ennuyeux »
Croyance limitante : « Je vais m’ennuyer. Cela va tuer le plaisir de jouer. »
Clarification : Bien utilisée, une partition enrichit l’expérience musicale. Elle devient un compagnon de jeu.
8. « Je vais échouer »
Croyance limitante : « Et si je n’y arrive pas ? »
Clarification : L’échec fait partie du processus. C’est la preuve que tu essaies, que tu oses.
9. « Je suis nul·le »
Croyance limitante : « Les autres musiciens sont meilleurs que moi en lecture de partitions. »
Clarification : Se comparer constamment aux autres peut être démotivant. Chacun progresse à son propre rythme.
10. « C’est réservé aux pros »
Croyance limitante : « Je ne suis pas assez bon·ne pour ça. »
Clarification : La partition est un outil au service de ta créativité. Ce n’est pas un badge d’élite, c’est une boussole accessible à toutes et tous.
11. « Pourquoi m’embêter aujourd’hui ? »
Croyance limitante : « Avec les logiciels modernes, il n'est plus nécessaire de savoir lire ou écrire des partitions. »
Clarification : Bien que la technologie offre des outils utiles, comprendre les bases de la notation musicale reste une compétence précieuse pour la communication musicale.
12. « On m’a dit que je n’y arriverai jamais »
Croyance limitante : « Mon professeur de musique m'a critiqué(e) sévèrement, je ne suis pas fait(e) pour écrire des partitions. »
Clarification : Ce n’est pas parce qu’une personne, un jour, n’a pas su voir vos potentiels que ces potentiels n’existent pas. Aujourd’hui, tu as le droit de réécrire tes histoires musicales, à tes rythmes, entouré·e· de bienveillance.
13. « Mes parents m’ont interdit de jouer »
Croyance limitante : « Mes parents pensent que la musique n'est pas une vraie carrière, donc apprendre à écrire des partitions est inutile. »
Clarification : Même si tes entourages n'ont pas toujours compris tes passions, tes élans artistiques méritent d’être suivis. Écrire tes musiques, c’est honorer ce qui te fait vibrer. Tu as le pouvoir d’écrire tes propres histoires, celles qui te ressemblent.
14. « Je ne suis pas né·e dans la bonne famille »
Croyance limitante : « On naît musicien(ne) ou on ne l'est pas ; je n'ai pas ce talent naturel. »
Clarification : La musique, comme toute langue, s’apprend avec amour, curiosité et régularité. Être artiste, ce n’est pas une affaire de lignée, c’est une histoire de cœur, de désir, de chemin personnel.
15. « J’ai eu honte en cours de musique »
Croyance limitante : « À l'école, on m'a dit que je n'étais pas doué(e) en musique, donc pourquoi essayer maintenant ? »
Clarification : Ce que tu as vécu à l’école ne définit pas tes valeurs artistiques. Tu as le droit de redécouvrir la musique dans un cadre où l’on t’encourage, où chaque progrès est célébré. Il n’est jamais trop tard pour reprendre confiance et créer avec joie.
16. « Je suis seul·e »
Croyance limitante : « Je ne connais personne dans mon entourage qui écrit des partitions, donc ce n'est pas pour moi. »
Clarification : Même si tes entourages ne partagent pas encore cette pratique, tu n'es pas seul·e·s. Il existe des communautés bienveillantes, des artistes passionné·es, et des outils accessibles pour t’accompagner. Et moi, je suis là pour toi. Et d’innombrables ressources sont disponibles pour t’inspirer et te soutenir.
17. « Je n’ai pas le bon logiciel, ni le bon matos »
Croyance limitante : « Je dois investir dans un gros setup pour m’y mettre. »
Clarification : Un crayon, une feuille et un enregistreur vocal suffisent pour commencer.
Ensuite, il existe des logiciels gratuits comme Musescore ou Flat.io qui permettent de s’initier facilement.
18. « Je n’ai pas le temps »
Croyance limitante : « Je suis trop débordé·e. »
Clarification : Écrire une partition ne se fait pas en une seule fois. On peut avancer note après note, comme on écrit un poème.
5 minutes par jour suffisent pour poser les premières pierres.
3. Comment déjouer les blocages
Pour surmonter ces freins, voici trois exercices axés sur le mindset, visant à identifier et dépasser ces croyances limitantes.
1. Identification et reformulation des croyances limitantes
Objectif : Prendre conscience des pensées négatives qui entravent la création de partitions et les transformer en affirmations positives.
Étape 1 : Noter toutes les pensées ou phrases qui te viennent à l'esprit lorsque tu envisages d'écrire une partition, par exemple : « Je ne suis pas assez compétent(e) en théorie musicale » ou « Je n'ai pas l'esprit mathématique nécessaire ».
Étape 2 : Pour chaque croyance identifiée, la reformuler en une affirmation positive et encourageante, comme : « Je peux apprendre et progresser en théorie musicale à mon rythme » ou « La créativité est tout aussi importante que les compétences analytiques dans la transcription musicale ».
Bénéfices : Cet exercice permet de mettre en lumière les pensées limitantes et de les remplacer par des perspectives qui favorisent la confiance en soi et l'ouverture à l'apprentissage.
2. Exploration des origines des blocages
Objectif : Comprendre les expériences passées ou les influences qui ont contribué à la formation des peurs liées à la transcription musicale.
Étape 1 : Réfléchir aux moments de ta vie où tu as ressenti des doutes ou des critiques concernant tes compétences musicales ou analytiques.
Étape 2 : Écrire un court récit de ces expériences, en mettant l'accent sur les émotions ressenties et les messages que tu en as tirés.
Étape 3 : Analyser ces récits pour identifier des schémas ou des sources communes à ces croyances limitantes.
Bénéfices : Comprendre l'origine de tes blocages peut t’aider à les déconstruire et à réduire leur impact sur tes processus créatifs.
3. Visualisation positive et projection dans la réussite
Objectif : Utiliser la visualisation pour renforcer la confiance en tes capacités à créer des partitions.
Étape 1 : Trouver un endroit calme et te détendre en respirant profondément.
Étape 2 : T’imaginer en train de transcrire une de tes mélodies avec aisance et plaisir. Visualiser chaque détail : l'environnement, les outils utilisés, le sentiment de satisfaction.
Étape 3 : Ressentir les émotions positives associées à cette réussite et les ancrer en toi.
Bénéfices : La visualisation positive peut reprogrammer ton subconscient pour associer la création de partitions à des expériences agréables et réussies, diminuant ainsi l'anxiété liée à cette activité.
Ces exercices, pratiqués régulièrement, peuvent t’aider à surmonter les peurs et les croyances limitantes associées à la transcription musicale, ouvrant la voie à une expression artistique plus libre et confiante.
4. Comment relever vos propres compositions et créer de belles partitions
Mon petit secret de prof…
Pour être tout à fait honnête, pendant des années, j’ai écrit les noms des notes sous les symboles, sur mes partitions. Oui, même quand j’enseignais à Jazz à Tours ou à Tous en Scène.
Personne ne le dit, surtout pas aux élèves… mais je te le confie aujourd’hui, en toute transparence. J’ai utilisé ma mémoire visuelle pour apprendre à lire la musique, et ça m’a énormément aidée.
Ce que je veux te dire, c’est qu’il n’est pas nécessaire d’être chef·fe d’orchestre pour écrire une partition.
Un simple lead-sheet suffit dans la majorité des cas :
- la mélodie
- les paroles écrites sous les notes
- et les accords notés au-dessus des mesures, à l’américaine (C, G, Am, F…).
Même si tu n'es pas instrumentiste, ce type de document va te permettre de mieux communiquer avec les musicien·ne·s qui t’accompagnent. Et si tu t’accompagnes toi-même au piano ou à la guitare, tu gagnes un temps fou lors des répétitions.
Étapes pour créer vos partitions
Étape 1 – Rapper tes paroles
Commencer par ne travailler que le rythme.
Dire tes paroles en rythme, comme un rap, sans te soucier des hauteurs.
Compter les temps avec tes doigts :
- Pouce = premier temps
- Index = deuxième
- Majeur = troisième
- Annulaire = quatrième (à retirer si la mesure est en 3/4)
Cela t’aidera à poser tes syllabes au bon endroit dans la mesure.
Étape 2 – Identifier le débit
Observer si chaque temps est découpé en 2 ou 3 parties égales.
- Si c’est en 2 : débit binaire (croches régulières).
- Si c’est en 3 : débit ternaire (swing, shuffle…).
Cela influencera l’écriture rythmique et sera noté dans l’armure de ta partition.
Étape 3 – Noter uniquement le rythme
Dessiner des petits traits obliques (slashes) à la place des notes pour représenter le rythme des syllabes.
Tu pourras ensuite placer les vraies notes musicales, mais cette étape te permet déjà de bien poser le texte et la rythmique.
Étape 4 – Ajouter les notes
Écouter tes mélodies et repérer les hauteurs de notes.
Utiliser un instrument (piano, guitare) ou un logiciel pour t’aider.
Te référer au tableau des armatures (ci-dessous) pour identifier la tonalité : combien de dièses ou de bémols ? Tu es alors en mesure de l’écrire proprement.
Petit guide tout doux pour reconnaître la tonalité à l'oreille et sur la partition
1. Pour les tonalités avec des dièses (♯) :
Regarder le nombre de dièses à la clé. Le dernier dièse (le plus à droite) t’indique la sensible de la tonalité majeure.
Par exemple :
- 1 dièse → Fa♯ → Sol Majeur
- 4 dièses → Ré♯ → Mi Majeur (car Ré♯ est la sensible de Mi)
Méthode magique : Prendre le dernier dièse et monter d’un demi-ton → tu obtiens la tonalité majeure !
2. Pour les tonalités avec des bémols (♭) :
Regarder le nombre de bémols à la clé. L’avant-dernier bémol te donne directement le nom de la gamme majeure.
Par exemple :
- 2 bémols → Si♭ et Mi♭ → Si♭ Majeur
- 4 bémols → Si♭, Mi♭, La♭, Ré♭ → La♭ Majeur (le 3e bémol est Ré♭, donc l’avant-dernier est La♭)
Exception magique : Si tu ne vois qu’un seul bémol, c’est Fa Majeur.
3. Pour savoir si une chanson est en majeur ou en mineur :
Chanter la dernière note de la mélodie, celle qui conclut.
- Si elle donne un sentiment de lumière, d’ouverture, de résolution joyeuse : Majeur.
- Si elle a une couleur plus intime, profonde, émotive, ou si elle te semble « tomber » : Mineur.
Tu peux aussi écouter l’accord final (ou le premier dans certains cas) : c’est souvent l’accord de la tonalité.
Bonus : s’entraîner aux intervalles
Je te conseille vivement le site EarMaster : Chansons et airs connus pour apprendre les intervalles
Sur cette page, tu trouveras des chansons connues associées à chaque intervalle (montant ou descendant).
C’est ludique, efficace et ça développe l’oreille mélodique en profondeur.
5. Démos : montrer l’exemple
Une belle partition, c’est une partition claire et agréable à lire. Et ça tombe bien, car en tant qu’artistes, nous avons souvent un sens esthétique développé !
Écriture manuelle
Prendre une feuille à musique, un bon crayon, et laisser tes mains faire le travail. L'objectif de cette courte vidéo : que tout le monde lise facilement tes partitions.
Écriture numérique
Si tu préfères utiliser un logiciel, voici un lien pour télécharger Musescore et s'en servir gracieusement et librement. Il permet de créer de superbes partitions nettes et pro, même sans expérience technique.
Conclusion : Créer vos propres partitions, c’est aussi affirmer vos identités artistiques
As-tu déjà hésité à partager tes partitions par peur qu’elles ne soient pas « assez pros » ? Ressenti un doute sur ta légitimité à transmettre ta vision musicale ? Créer une partition claire et personnelle, même simple, peut transformer ta posture artistique et nourrir ta confiance. Ce geste technique est aussi un acte symbolique fort : tu te donnes les moyens d’être entendu·e, compris·e, respecté·e en tant qu’auteur·rice-compositeur·rice. C’est une façon concrète de prendre ta place et de rayonner.
As-tu déjà osé créer une partition pour ta chanson, même imparfaite ? Partager ton expérience en commentaire sous ma vidéo YouTube sera très utile !
Et toi, chère artiste, cher artiste, as-tu déjà exploré des formes musicales classiques pour enrichir tes compositions contemporaines ? Pour approfondir cette démarche, je t'invite à découvrir un guide détaillé sur l'utilisation de la forme du rondo dans la composition de chansons. Cet article explore comment cette structure cyclique, avec ses retours réguliers à une section principale, peut apporter stabilité et innovation à tes œuvres, en s'appuyant sur des exemples concrets et des conseils pratiques : Maîtriser la forme du rondo musical : guide pour composer des chansons innovantes et captivantes
Merci d'avoir pris le temps de lire cet article sur la création de partitions. J'espère qu'il t'a apporté des clés pour renforcer ta confiance en tes capacités et pour affirmer ton identité artistique.
Si cet article t'a inspiré·e, tu peux le partager avec un·e ami·e musicien·ne qui souhaite professionnaliser ses créations et se sentir fier·e de son identité artistique. Peut-être qu’elle ou il n’ose pas encore mettre ses idées en forme… et qu’un simple lien pourrait ouvrir la porte à un nouveau chapitre artistique !
Chaleureusement et avec gratitude,
Aude · Auteure-compositrice-interprète — Réveilleuse d'artistes Composer la Beauté
Si tu sens que quelque chose bloque — dans ta création, dans ton élan, dans ton rapport à la scène — ou que tu n'oses plus vraiment faire entendre tes chansons, un échange peut t'aider à y voir plus clair.
Un appel découverte en visio pour faire le point et structurer la suite.
→ Réserver ton appel découvert
Check-list interactive : Créer tes propres partitions pour structurer tes chansons et rayonner artistiquement
1. Préparer l’écriture de la partition
Ai-je pris le temps de rapper mes paroles pour bien poser le rythme ?
Ai-je compté les temps avec mes doigts (pouce = 1er temps, index = 2e, etc.) ?
Ai-je identifié la mesure (3 temps ? 4 temps ?) et le débit rythmique (binaire ou ternaire) ?
Ai-je ressenti intuitivement où tombent les accents et les silences ?
2. Booster ma confiance et mon mindset artistique
Me suis-je autorisé·e à écrire « à ma façon » sans culpabilité ?
Ai-je accepté d’être en apprentissage sans me juger ?
Ai-je utilisé mes forces naturelles (mémoire visuelle, oreille, intuition) au service de ma création ?
Ai-je osé simplifier, au lieu de me noyer dans la complexité ?
3. Réaliser la partition pas à pas
Ai-je noté uniquement le rythme avec des slashes (avant d’ajouter les notes) ?
Ai-je ensuite ajouté les notes sur la portée, à l’aide d’un clavier ou d’un instrument si besoin ?
Ai-je vérifié la tonalité en me référant au tableau des armures ?
Ai-je inscrit les accords à l’américaine au-dessus des mesures ?
4. Adapter ma partition à mon profil d’artiste
Si je suis chanteur·se uniquement : ai-je bien écrit la mélodie + les paroles pour la transmettre à mes musicien·ne·s ?
Si je joue d’un instrument : ai-je ajouté les bons accords pour accompagner ?
Ai-je gardé la structure simple et claire, comme un « lead-sheet » pro ?
5. Soigner la présentation de ma partition
Ai-je soigné l’esthétique de ma partition manuscrite ou numérique ?
Ai-je utilisé un logiciel si je n’aime pas dessiner ? (ex : MuseScore)
Ai-je vérifié que tout est lisible pour d’autres musicien·ne·s ?
6. Aller plus loin dans ma progression
Ai-je commencé à apprendre les intervalles à l’oreille ? (montants, descendants)
Ai-je visité le site EarMaster pour m’entraîner avec des chansons connues ?
7. Célébrer mes avancées
Ai-je reconnu mes progrès avec fierté ?
Ai-je partagé ma partition avec d’autres (coach, amis, musicien·ne·s, communauté) ?
Ai-je noté ce que j’ai appris pour continuer à m’améliorer avec joie et confiance ?


